Newsletter
from the Mars Society
"France's Top Newspaper Calls for Humans to Mars
Sept. 12, 2003
In a striking advance over previously ennunciated mainstream European
opinion, the leading French newspaper Le Monde on Sept 6 printed a
front page collumn calling for a bold human Mars exporation program.
Le Monde, sometimes called the New York Times of France, is the most
serious and most read newspaper within the intellectual and political
classes of that country.
In the 1980's Carl Sagan called for a joint US/Soviet humans to Mars
program as a way to help end the Cold War. While not realized due to
the tremendous obstacles it faced, the idea gained great support.
Perhaps today, an international humans to Mars program could play a
role in the vital task of bringing back together the badly fractured
alliance of civilized nations to face our current world problems. The
political shift indicated by the Le Monde article could indicate that
this might be possible.
An excerpt from the Le Monde article is reprinted below. Important
sections have been translated, courtesy of Richard Heidmann,
President of the French Mars Society (Planete Mars). To obtain the
complete article, go the the URL provided.
SANS PROJET NI HORIZON
[WITHOUT A PROJECT AND A HORIZON]
Force est de le constater, l'homme, aujourd'hui, tourne en rond dans
l'espace, sans objectif, sans projet précis, sans horizon.
[Today, man is going around and around in space, without a goal,
without any definite project, without horizon (a far-sighted aim).]
Une manière d'impasse qui - c'est tout le paradoxe - a provoqué bien
plus de morts que la conquête de la Lune. Dans le cadre des missions
Apollo, au cours d'essais au sol, trois astronautes ont payé de leur
vie la poursuite d'un rêve. La "routine" des rotations de navettes,
elle, aura tué quatorze personnes.
En rompant avec l'aventure du programme lunaire, la NASA a cru entrer
dans l'ère de l'industrie. C'était oublier que le maintien d'une
présence humaine dans le ciel comporte toujours des risques
importants. Et d'autant moins admissibles qu'ils ne sont plus,
aujourd'hui, justifiés par l'ambition de repousser les frontières de
notre univers.
[Those risks for astronauts are conceivably not acceptable
considering that they are not justified by the will to push against
the frontier of our universe.}
Depuis la fin de la guerre froide, les politiques spatiales, sous
couvert d'entretenir les rêves de conquête, n'ont finalement comme
principaux buts que d'entretenir l'économie de l'industrie
aéronautique et de préserver les moyens, stratégiques, de mise en
orbite des satellites militaires et civils. En ces temps de fortes
tensions internationales, remettre l'homme et ses rêves au centre des
politiques spatiales permettrait pourtant de ressusciter l'idée d'une
épopée partagée par l'ensemble de l'humanité.
[In those times of high international stresses, to put man and his
dreams at the center of space policies would be a means to restore
the concept of an endeavor shared by the whole humanity.]
Il faudrait, pour cela, sans doute regarder vers Mars, avec la
volonté et les moyens d'y envoyer des hommes.
[It would be probably wise for that to consider Mars, with the will
and the means to send men there.]
Le projet peut sembler, aujourd'hui, hors de portée. Au point de vue
financier comme technologique. Mais la Planète rouge est aujourd'hui
plus proche de la Terre que ne l'était la Lune, en 1961,
[ The Red Planet is today closer than was the Moon in 1961,]
lorsque le président Kennedy annonçait la naissance du programme
lunaire.
Michel Alberganti et Stéphane Foucart"
Raoul
